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Orienter vers le psychologue, où parler de souffrance !

Pour discuter avec les aidants d’orientation vers le psychologue.

mardi 4 août 2009, par Methivier J. (Date de rédaction antérieure : 4 août 2009).

Travailler en équipe pluridisciplinaire est un atout des services de santé, sociaux, éducatifs ou de l’insertion professionnelle. De l’assistant social en psychiatrie, du juriste en alcoologie ou du psychologue clinicien en insertion professionnelle, le décloisonnement disciplinaire des institutions se voit aujourd’hui comme une nécessité et se met à l’oeuvre, de plus en plus ! Avec ces atouts, le côtoiement des disciplines met à l’épreuve nos représentations des fonctions en cohabitation. S’il est une de ses fonctions qui suscite fantasmes et inquiétudes, attirances et réticences, c’est bien celle du psychologue.

De manière générale, la psychologie intéresse. Certaines représentations de cette discipline peuvent parfois véhiculer des contradictions, des idées fausses ou traduire des incompréhensions majeures. Certaines de ces représentations peuvent créer de réels difficultés dans un travail d’orientation, d’aide en direction des publics. Typiquement et caricaturalement, la psychologie et le psychologue peuvent y être vu en abstrait comme une voie privilégié d’appréhension de l’humain, une solution ! Et en pratique, comme un détachement de la réalité, une affaire complexe, un brin mystérieuse, de laquelle il faut se méfier ! Une obscure pratique à destination des fous, avec un "je ne sais quoi" de dangereux ! Une traduction d’un "c’est bien, mais pour les autres".

Pourtant le travail inter-disciplinaire ne peut faire l’impasse sur l’orientation des publics vers le psychologue.

Ce travail d’orientation prend une teinte particulière en considérant, tout à la fois les représentations des partenaires et celles des publics.

Proposer à quelqu’un de rencontrer un psychologue ne va pas de soi. Que l’on soit travailleur social, de santé ou particulier, avancer l’idée que rencontrer un psychologue vous semble une démarche appropriée à la situation peut ne pas être simple ou évident. Des "Qui sommes nous pour avancer ce type d’idée ?" "Comment en parler ?" "Quelle est ma légitimité ?" "Comment la personne en face de moi va réagir ?" sont autant de questions qui apparaissent.

Certaines des difficultés de l’orientation vers le psychologue peuvent être analysées sous l’angle d’un manque d’outils à la disposition des aidants et de représentations particulières du psychologue et de son travail par les aidants.

Favoriser les aidants dans le travail d’orientation vers le psychologue, tel est l’objectif du présent texte. L’orientation vers le psychologue est une démarche dynamique. Celle-ci peut se décomposer en plusieurs étapes. Ces étapes sont envisagées comme des périodes, des lieux, plus qu’en tant qu’escales. Il s’agit d’ouvrir la porte - de faire un constat (prendre du recul) - de repérer et de parler de souffrance (convertir nos représentations) - de parler d’aide (agir, faire quelque chose) - de parler du psychologue (ça sert à parler de soi). Il est question ici de réfléchir sur une manière d’envisager les situations, de travailler ses représentations de la souffrance et de l’aide, de questionner leurs relations.

Il n’est pas, en soi, directement question ici de réfléchir sur les motifs, les raisons qui amènent une personne à proposer à quelqu’un de rencontrer un psychologue. Il n’est pas question de réfléchir sur les "qui", "pour qui" ou "pourquoi" une telle orientation, mais sur le "comment". Il s’agit, avant tout ici, de réfléchir sur une manière de penser l’orientation. Poser la question du "comment" ne peut faire l’économie des "qui" et "pourquoi" et ne peut pas, non plus, éviter de s’y référer.

Au sein d’établissements d’éducation spécialisée, de prévention, de protection, d’aide à l’insertion professionnelle et sociale ou encore de formations pour ne citer que ceux-là, une attention particulière sur les manières d’orienter vers le psychologue revêt une grande importance. Différents personnels peuvent exercer dans ce type de structures, des conseillers en insertion professionnelle, des formateurs, des éducateurs, etc. Tout un chacun n’est pas "au clair" avec les rôle et fonction d’un psychologue : "Qu’est ce qu’on y fait ?", "de quoi y est-il question ?", "Quel en est l’intérêt ?", sont des interrogations saillantes.

Cette réflexion sur une manière de parler de la présence d’un psychologue et de la possibilité de le rencontrer, pourquoi, comment... fait suite à plusieurs constats. Certaines personnes reçues en consultation peuvent se présenter comme étant obligées par le tiers, ne voulant pas décevoir l’aidant, ne souhaitant pas être là, ne comprenant pas pourquoi... Ces positions semblent poser plus la question de la manière qu’à l’aidant de parler de psychologue que d’éventuels traits de personnalité des individus rencontrés ou de la pertinence de la rencontre.

Partant de là, les difficultés à soulever semblent multiples : comment les aidants peuvent se représenter la place du psychologue, sa fonction, son travail : "c’est quoi un psychologue, qu’est ce qu’il fait ?", comment peuvent-ils traduire certains comportements décrits, estimés par eux, comme problématiques ? Les aidants ont l’occasion de rencontrer des personnes en souffrance, en difficulté. Ces personnes peuvent évoquer un vécu d’évènements douloureux, pénibles, traumatisants. L’aidant peut également repérer des comportements problématiques. Ces évocations ou comportements ne donnent pas à voir directement la souffrance, les questions du psychisme, des reproductions. Certains comportements ou attitudes énervent, gênent, suscitent la crainte, angoissent les aidants. Il ne va pas nécessairement de soi pour l’aidant, par exemple, qu’une personne agressive peut souffrir de cette agressivité ou encore que des absences répétées à des entretiens peut témoigner moins d’un manque de motivation ou d’intérêt que de symptômes phobiques et d’une souffrance vécue.

Faciliter le travail de l’aidant à orienter peut passer par des actions de questionnement sur des méthodes de le faire. Cet angle d’approche a vocation à ouvrir un travail sur les représentations de l’expression du symptôme et des discours produits par le sujet. Pour avancer sur ce terrain, la décomposition en étapes rend compte d’une perspective dynamique d’un travail d’orientation.

La méthode proposée est décomposée en cinq points : une préparation, un constat suivi de trois thèmes.

La préparation : Ouvrir la porte.

Ouvrir la porte, c’est d’abord donner l’information dès le départ : la présence du psychologue, les modalités de rencontre.

L’orientation vers un psychologue suppose de repérer, percevoir quelque chose d’une difficulté personnelle chez la personne. En corolaire, l’idée de souffrance pointe son nez. La souffrance n’apparait pas toujours clairement. Elle n’apparait pas toujours ! Parler de ses difficultés suppose un tunnel, une ouverture inter-personnelle. La personne peut ne pas sentir la porte ouverte pour l’évocation de ses difficultés personnelles.

Ouvrir la porte, c’est être prêt à entendre l’expression de la souffrance, c’est écouter, être prêt à "tout entendre". Sur le terrain, les aidants peuvent trouver qu’il est plus facile d’ouvrir cette porte lors des premiers entretiens. Nous sommes plus à l’écoute, les relations sont fraiches, non systématisées, non habituelles, non stéréotypées : on ne se connait pas ! Ouvrir la porte, c’est prendre le temps d’écouter la réponse au "comment allez-vous ?". La durée du suivi, l’habitude peuvent refermer la porte. Lorsque l’on connait déjà le contenu de l’entretien avant de recevoir la personne, on a le fil conducteur, la porte n’est pas ouverte. "Comment vous allez ?" peut ouvrir la porte. ça se demande dans certaines conditions. Dans un lieu ou l’expression est possible, au calme, à l’abri...

L’aidant peut rencontrer des difficultés à traduire les comportements, les attitudes en processus contextualisés par des situations de vie. La recherche d’emploi démotive, déprime, érode l’estime de soi ! La précarité augmente l’anxiété, donc les comportements d’évitements ! L’agressivité suscite l’agressivité ! Il est bien plus facile et économique d’attribuer des traits de personnalité aux chômeurs, aux drogués que d’y voir pour partie l’impact de processus d’exclusion sociale, professionnelle ou l’impact du mode relationnel. Le chômeur est feignant, le drogué manipulateur !

D’abord : un constat.

L’orientation vers le psychologue, demande de poser un constat. Celui que la problématique abordée lors de la rencontre par l’aidé n’est pas du ressort de l’aidant. Il s’agit de pouvoir dire que les points soulevés semblent avoir de l’importance pour le sujet, qu’ils génèrent des difficultés dans le travail mis en place par l’aidant pour l’aidé. De plus, il importe peu de rechercher la véracité des faits rapportés. Le simple fait de la présence dans du contenu du discours d’éléments laissant entendre des questions relatives à la souffrance psychique constitue une pierre de touche. Que les éléments soient vrais ou non ne constitue en rien une limite.
- "Bonjour Madame ma formatrice, je ne suis pas venu hier parce qu’on s’est tapé dessus avec mon ami, comme la semaine dernière..."
- "Ah, ça doit être compliqué à vivre et à gérer pour vous, mais là je ne suis pas compétente en la matière et j’entends que cela constitue d’une part une limite importante au travail que je peux vous proposer et surtout d’autre part, peut être, une limite à votre bien-être."

Ce constat, c’est l’occasion pour l’aidant de discuter des limites de son travail, de poser son cadre, d’interroger sa pratique !

Une fois le constat posé et verbalisé de l’existence d’une situation qui déborde le cadre de travail de l’aidant et qu’il peut éventuellement y être question de souffrance psychique, il est possible de rentrer dans les trois étapes ou thèmes proprement dit. Ces trois étapes peuvent être envisagées dans un système dynamique chronologique, vocation qu’elles ne recouvrent nullement. Cette chronologie n’est qu’une méthodologie conceptuelle à destination de l’aidant !

Première étape : de la souffrance.

Avec cette étapes, il est question de travailler à la perception des situations, comportements ou faits, en tant que faits pénible ou douloureux pour la personne. Une personne agressive peut être une personne qui se sent agressée. La sensation d’agression peut ce vivre en terme de souffrance.

Parler de la souffrance, c’est souvent convertir nos représentations.

Il s’agit de traduire - voire de décoder - des comportements, des ressentis en processus, en effet produit. Certaines situations imposent de se mouiller. Il est question dans ce travail de donner sa place à la subjectivité, au sujet, de se centrer sur la dimension relationnelle. Pour pouvoir dialoguer avec l’aidé, discuter lui, de sa souffrance, ses difficultés, ses douleurs, sa pénibilité, il est question de parler de soi ! "Je suis embêté par votre comportement. A plusieurs reprise vous m’apparaissez agressif lorsque nous parlons de tel ou tel sujet ! j’aimerais en savoir plus sur la manière dont vous le vivez !"

C’est en parlant de ce que je ressens que je peux questionner l’intérêt d’une orientation vers un psychologue. Proposer une orientation vers un psychologue peut trouver son entrée par la notion de souffrance ! Ce n’est pas parce que je suis gêné ou énervé par le comportement de tel ou tel qu’une orientation est appropriée. Des absences répétées aux rendez-vous qui paraissent pourtant majeurs peuvent avoir des causes multiples : matériels, psychologiques, relationnelles, culturelles...

Il faut, dans cela, être prêt à discuter de notre façon de travailler ! "Vous semblez avoir besoin du travail que nous faisons ensemble ! Pourtant vous semblez avoir des difficultés à venir. Est ce que je peux faire quelque chose pour ces rendez-vous manqués ?" "J’ai l’impression que vous n’êtes pas très motivé en ce moment, que vous n’êtes pas très investi dans votre recherche ! Qu’en est-il, comment le vivez-vous ?"

Aussi nous laissons la possibilité d’échanger. L’autre peut nous dire quelque chose, peut nous renvoyer à notre pratique, peut nous renvoyer à son vécu. Il est alors possible de lui renvoyer quelques mécanismes : "vous savez, la recherche d’emploi à tendance à démotiver et à déprimer, à réduire la confiance en soi. Vous êtes peut être dans ce cas, vous en souffrez peut être !" Une fois perçue cette dimension de souffrance, il s’agit pour l’aidant de discuter de cette souffrance. Il n’est nullement question d’aborder les causes, les responsabilités.

L’objectif de cette étape est double : travailler à la question de la reconnaissance de la souffrance par le sujet et ce faisant pour l’aidant d’exercer un travail de traduction des situations en terme de vécu douloureux.

Deuxième étape : de l’aide.

Aide, se faire aider, trouver une aide, demander de l’aide... Lorsque vous avez un problème, comment fonctionnez-vous ? Est ce que vous faites appel à quelqu’un ? A qui ? Quand ? Comment ?

Dans un grand nombre de situations, lorsque nous sommes confrontés à un problème nous tentons de le résoudre par nous même. Pour un grand nombre de ces problèmes nous trouvons nous même nos solutions. De manière générale ce procédé comporte plusieurs avantages, l’autonomie, l’apprentissage. Et de plus, dans une majorité des cas, il fonctionne. Les individus ont tendance à se débrouiller avec leurs problèmes. Nous avons souvent besoin d’essayer de nous sortir tout seul de nos difficultés. C’est de que nous faisons tous, tout les jours ! C’est lorsque nous estimons ne pas être en mesure de résoudre par nous même un problème que nous choisissons de nous faire aider. Il en vas de même pour la vie psychique.

Lorsqu’il est question de parler d’aide, il faut être vigilant et ne pas confondre le besoin d’aller mieux et le besoin d’aide. Je peux vouloir aller mieux mais ne pas avoir besoin d’aide... Bien souvent, ce n’est que lorsque j’ai essayé d’aller mieux tout seul et que ça n’a pas fonctionné que j’imagine la possibilité d’une aide extérieure. Et puis, l’aide extérieure c’est toujours bon pour les autres.

Reconnaitre des difficultés psychologique est un mécanisme très complexe où peut venir se mêler sentiments de culpabilité, victimation, position défensive. C’est pourquoi aborder les difficultés sous l’angle comportemental, attitudinal ou du vécu favorise l’approche de la notion d’aide.

Si la personne reconnait un vécu difficile, une souffrance, alors il devient plus entendable qu’une aide peut s’avérer utile. Une aide n’étant pour l’heure, bien entendu, pas synonyme d’aide psychologique. Il est ici question de travailler sur la manière de gérer cette souffrance, de ce que l’on en fait. Peut être qu’une aide pour gérer ce vécu difficile, pour mettre en place des moyens de moins souffrir pourrait être utile. L’objectif, la encore est au moins double : pour l’aidé de se sentir reconnu et de prendre en compte sa souffrance. Ensuite, pour l’aidant de pouvoir travailler sur la conditionnalité d’aller voire le "psy" quand on souffre. Il n’y a pas que le psy qui aide ! Trouver un travail, un(e) petit(e) ami(e), faire du sport...

Troisième étape : d’un psychologue.

Le psychologue ne peut pas tout faire, ne sait pas tout, n’a pas réponse à tout. Un psychologue ça sert à parler de soi, à se comprendre. C’est peut être pourquoi il peut être si difficile pour certain d’aller le voir. Pourquoi aller le voir ? Parce qu’un psychologue on va le voir quand on souffre et pas quand on est fou. Cette aide qui peut prendre différentes formes, peut être un psychologue... "D’après ce que nous venons de nous dire, je vous propose de rencontrer le psychologue !" Une telle formulation peut poser des problèmes à l’aidant.

L’objectif de ce troisième temps est toujours également au moins double : convertir auprès du sujet l’aide en principe concret et opérationnel - voila de quelle aide il va être question, "il y a un psychologue ici, la bas..." et pour l’aidant de travailler sur le lien psychologue - souffrance, tout en réfléchissant aux sens des remarques qui peuvent lui être adressées.

La présentation de cette possibilité a son pendant de réponses : "Des psychologues, j’en ai vu pleins !", "ça fait rien un psychologue", "je ne suis pas fou"...

Avant les premières rencontres :
- "Il s’en fiche de nos problèmes !
- A quoi ça sert ? Pourquoi faire ?
- J’en ai déjà vu plein !
- ça dit rien, ça cause pas !
- Il peut pas m’aider, de toute façon mes problèmes seront toujours là !
- Il va bien dormir ce soir, lui."

Après les premiers entretiens :
- "Il parle pas, je n’ai fait que parler !
- Il ne peut pas m’aider !
- Il ne répond pas aux questions !"

A ces réponses, plus ou moins déconcertantes, il est possible de proposer une alternative. Questionner celles-là. "Vous voulez une aide efficace !", "vous voulez allez mieux au plus vite !"... Parlez moi de ces rencontres avec des psychologues, c’était quand, combien de fois, à quelle occasion, qui demandait la rencontre ? Ces questions permettent de clarifier le discours et d’élaborer la demande.

Avec les "J’en ai déjà vu plein et puis ça ne m’a servi à rien !", il apparait important de travailler sur l’anamnèse, combien de psychologue, des psychologues ?, quand, combien de fois, de qui était la demande ? Vous pouvez avoir quelques surprises : "En fait, j’en ai vu deux. Le premier quand j’avais 5 ans et pendant 2 ans, c’est ma mère qui voulait. Et puis un autre à 14 ans, au foyer, je l’ai vu une fois parce que mon éducateur m’a obligé." Avec les "un psychologue ça dit rien !", l’intérêt peut être porté sur l’attente de la personne : "tu aurais voulu qu’il te dise quoi ?, tu avais des questions, tu les lui as posé ?" "Ben, non !" Les premiers entretiens permettent notamment d’engager la relation. Il est important pour le psychologue de comprendre le fonctionnement psychologique de l’individu. Pour cela il a besoin d’écouter ! De plus, beaucoup de personnes ont besoin d’être écoutée, de parler, même si ce n’est pas le cas de toutes.

Avec les "il s’en fiche, il va bien dormir", tout justement parce qu’il est neutre qu’il peut comprendre ce qui dans votre problème est de votre ressort et ce qui ne l’est pas. Est ce qu’il faut nécessairement souffrir avec l’autre pour pouvoir l’aider. C’est une fois de plus la possibilité d’entendre la souffrance de l’individu. "Il va bien dormir", c’est aussi dire, "il va bien dormir, lui. Parce que moi, ce n’est pas le cas. Mes problèmes, je les traines toute la journée et en plus ils m’envahissent. J’ai beau les ressasser dans tout les sens avant de me coucher, ils sont toujours là !", avec un petit quelque chose d’un "j’ai bien essayé de les résoudre, mais en vain, alors faut faire attention avec moi, j’ai pas envie de souffrir encore plus."

Ces différentes étapes peuvent prendre plus ou moins de temps. Ce dialogue peut s’instaurer sur plusieurs entretiens. Chaque étape a besoin de son élaboration temporelle propre. Chaque individu se situe différemment vis a vis de c(s)es étapes.

Ces pistes de travail peuvent offrir à l’aidant un base discursive structurante dans l’orientation vers un psychologue. Cette méthode d’approche propose une grille de lecture et d’analyse du travail d’orientation vers le psychologue. Cette grille permet aux aidants de s’y situer, de réfléchir à leur pratique et offre des pistes de compréhension de la souffrance psychique dans sa variété. Elle offre aux aidants une plus grande souplesse d’orientation et une plus grande marge de manœuvre.

Cette méthode a l’avantage également de faire émerger des interrogations de l’aidant.

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