Actualité Psychologique

Méthodologie

vendredi 29 février 2008, par Methivier J.

Dans cette recherche les sujets ont été sollicités pour répondre à deux échelles et deux questionnaires chacun. Pour les échelles, la première d’anxiété et de dépression (le HAD de Zigmond et Snaith (1983)) et la deuxième des peurs (le questionnaire de peurs de (Marks et Mathews (1979)) avec seulement les questions relatives à l’agoraphobie et la phobie sociale. Pour les questionnaires, l’un de caractérisation (Flament, 1994b) et l’autre d’identification du noyau central selon à la technique de "mise en cause" (Moliner, Rateau, Cohen-Scali, 2002).

L’échelle d’anxiété : Auto-questionnaire HAD de Zigmond et Snaith (1983) : 14 items (7 d’anxiété, 7 de dépression) Paliers de cotation = 0 à 3. L’instrument est standardisé, validé (Lépine et coll. 1985), simple, rapide et adapté. La dimension anxieuse inclut notamment la tension intérieure, les préoccupations, la panique. La dimension dépressive est centrée sur le concept d’anhédonie (capacité ou non à éprouver le plaisir). Ce questionnaire permet d’avoir des applications d’ordre diagnostique. Ainsi le diagnostic d’état anxieux ou de dépression est évalué comme douteux entre 8 et 10 et quasiment certain à partir de 11. A noter, le mot "autrefois" dans le deuxième item "je prends plaisir aux même chose qu’autrefois" a été remplacé par "avant". Les sujets jeunes adultes ont tendance à considérer que "autrefois" réfère à l’enfance et leur réponse ne rend pas alors compte d’un changement de comportement déclaré par des sujets souffrant de dépression.

L’échelle des peurs : de Marks et Mathews (1979) : Le Questionnaire des peurs est une échelle de phobie permettant une évaluation rapide de l’ensemble des problèmes d’un sujet quel que soit le type de phobie qu’il présente. Il s’agit d’une échelle brève (24 items, 1 page) remplie par le patient du fait de son adaptation aux problèmes les plus fréquemment rencontrés, agoraphobie et phobie sociale. la version complète comprend 17 items cotés de 0 à 8 selon l’intensité de l’évitement. L’échelle comprend deux parties : une partie descriptive (décrire de 0 à 8 la phobie principale) et une partie normative des items fermés regroupés en trois parties : a)une échelle de phobies b)une échelle d’anxiété-dépression c)une échelle mesurant la gêne consécutive au comportement phobique. Ici, seules les évaluations de l’agoraphobie et de la phobie sociale ont été retenue. Les auteurs de la traduction et de sa validation sont Cottraux, J., Bouvard, M. & Messy, P. (France, 1987)

Les scores à ces échelles constituent les variables dépendantes.

Le questionnaire de caractérisation : constitué d’une liste de 15 items (Milland, 2001) considérés comme pertinents pour parler du chômage (Flament, 1994b) et 15 items (Milland, 2001) pour le travail (Flament, 1994a ; Vidaller, 2007), chaque sujet devait choisir les 5 items les plus en lien avec l’objet de représentation et les 5 les moins en lien.

Le questionnaire de "mise en cause" : le questionnaire mettait successivement en cause 15 aspects du travail et 15 du chômage issus de travaux réalisés antérieurement (Milland, 2001) (et appuyé sur les travaux de Salamaso et Pombeni, 1986 ; Flament, 1994a, 1994b ; Vidaller, 2007). Les 15 aspects retenus sont : confiance, dynamisme, insertion sociale, argent, contacts, autonomie, stress, estime personnelle, activités annexes (loisirs), moral, temps (rythme), investissement personnel, avenir (projets), formation (études) et bien-être. Ces différents aspects liés au travail ou au chômage ont été présenté avec une valeur positive, négative ou neutre. Cette valeur a été choisi en fonction des études précédemment citées. Le thème

Travail augmente la confiance apporte de dynamisme favorise l’insertion sociale apporte de l’argent favorise les contacts (relations) favorise l’autonomie augmente le stress augmente l’estime personnelle a un lien avec les activités annexes (loisirs) augmente le moral favorise le temps (rythme) favorise l’investissement personnel favorise votre avenir (projets) a un lien avec la formation (études) apporte du bien-être

Chômage diminue la confiance réduit le dynamisme réduit l’insertion sociale prive d’argent réduit les contacts (relations) réduit l’autonomie augmente le stress réduit l’estime personnelle a un lien les activités annexes (loisirs) réduit le moral défavorise le temps (rythme) réduit l’investissement personnel défavorise votre avenir (projets) a un lien avec la formation (études) défavorise le bien-être

Les scores à ces échelles constituent les variables indépendantes.

Un pré-test de faisabilité a été réalisé auprès de 11 personnes. Cette recherche a été mené auprès de X sujets, avec Y questionnaires valides.

Les passations ont été pour partie réalisées par des conseillers volontaires de manière individuelle au sein même des structures - missions locales de Chaumont (Haute Marne, 52), Saint Dizier (Haute Marne, 52) et Vitry le François (Marne, 51). Les sujets étaient assurés de l’anonymat de leurs réponses, du caractère non obligatoire de cette recherche.

Chaque sujet devait remplir deux questionnaires de 15 items chacun, un pour le travail et un pour le chômage, deux échelles, une d’anxiété et dépression et 5 questions supplémentaires (age, sexe, durée d’inscription dans la structure, niveau scolaire et situation professionnelle). Les sujets recevait une fois sur deux le questionnaire travail en premier suivi par le questionnaire chômage et inversement pour le questionnaire chômage.

Précédure :

Les questionnaires ont été administrés en individuel. La passation durait entre 10 et 15 minutes. Les personnes était sollicitées dans les hall d’accueil des structures. Durant la présentation, les participant étaient averti que le questionnaire était anonyme, non obligatoire et qu’il avait pour objectif de mieux connaitre les personnes fréquentant l’établissement. La nature plus exacte de la recherche était précisée en fin de passation.

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